fbpx
Téléphone

+41 22 959 75 00

Nos horaires

Lun.-Jeu. 8h-19h, Vend. 8h-18h, Sam. 8h30-13h

Anesthésie dentaire pour adultes

Anesthésie dentaire

La douleur dentaire peut parfois être violente et difficile à gérer pour le patient. La peur de la douleur peut parfois être plus forte encore, et 54 % des patients ressentent des sentiments allant de la simple appréhension à la phobie profonde. Nous avons aujourd’hui un arsenal complet (anesthésie dentaire, sédation consciente), permettant à la fois d’agir au niveau de la prévention et du traitement de la douleur comme de l’anxiété.

1. Les traitements par médicaments

A. Les anti-douleurs

Pour les douleurs faibles, les anti-douleurs simples comme le paracétamol sont généralement suffisants. La posologie efficace est de 1000 mg toutes les 6 heures, s’il n’y a pas de contre-indication.

B. Les anti-inflammatoires

Pour les douleurs plus importantes, ou en cas d’inefficacité du paracétamol, la prescription d’anti-inflammatoires comme l’ibuprofène ou l’acide méfénamique donne souvent de meilleurs résultats que le paracétamol. Elle permet aussi de diminuer les effets secondaires post-opératoires (œdème ou trismus), même si ceux-ci dépendent pour beaucoup du type et de la durée de l’intervention.

C. Les anxiolytiques

Le stress et la fatigue engendrée sont chez beaucoup de patients des facteurs  aggravants de la douleur. Le but est d’obtenir le confort physique et psychique du patient afin de faciliter la réalisation des soins.
La molécule de choix sera l’hydroxizine (ATARAX ©) ou une benzodiazépine comme le Valium ©. La prescription d’anxiolytiques chez les patients anxieux permet une meilleure efficacité des antidouleurs et antiinflammatoires, ainsi que de l’anesthésie, ce qui permet de réduire les suites post opératoires.

L’inconvénient des anxiolytiques est la durée de leur action. Ils nécessitent de venir accompagné et il est fortement déconseillé de conduire un véhicule le jour de l’intervention.

2. Les anesthésies locales

Pour éviter de ressentir la douleur lors d’une intervention, le dentiste fait une injection d’une solution permettant de stopper toute sensation de douleur. Si aujourd’hui beaucoup d’interventions peuvent être faites sans anesthésie grâce aux progrès de la technique, certains patients préfèrent pour leur confort lors de l’intervention avoir une anesthésie systématique. Les techniques diffèrent
en fonction de la dent traitée et du type d’intervention, avec des effets secondaires variables. Ceux-ci sont de toute manière rares et passagers (hématome, engourdissement de la joue et de la lèvre pendant quelques heures).

La sensation de l’injection est également minimisée grâce à l’emploi de matériel spécifique. Nous utilisons notamment un gel pré-anesthésiant en massage de la gencive préalablement à l’injection.

Dentiste avec anesthésie locale

Une anesthésie locale stoppe l’excitabilité des fibres nerveuses sensibles, de façon temporaire et réversible. Elle permet donc d’inhiber la douleur, pour un temps donné.

Dans la formule employée, on retrouve le produit anesthésiant local : il s’agit d’une des molécules finissant par le suffixe « -caïne » comme la lidocaïne ou la ropivacaïne, plus moderne.

En plus de l’anesthésiant, on retrouve de l’adrénaline pour son effet vaso-constricteur, qui va permettre de diminuer les saignements, d’augmenter la concentration du produit en local et d’empêcher sa diffusion dans les régions voisines, et ainsi de permettre d’avoir un plus long temps d’action.

Les chirurgiens-dentistes sont formés pour savoir exactement où piquer pour chaque type d’intervention dentaire, parce qu’il s’agit d’endormir plus ou moins localement, et d’endormir tel ou tel type de nerf.

Méthodes et accompagnement pour vivre mieux l’intervention

Des méthodes ont été travaillées pour accompagner le patient à la fois dans son angoisse de l’injection mais aussi dans la douleur qu’elle peut occasionner :

  • La pré-anesthésie ou anesthésie de surface

Elle est indiquée pour les enfants et les patients très anxieux. Il s’agit insensibiliser la muqueuse avant la piqûre, soit en utilisant un spray anesthésique ou un gel à l’endroit où l’injection va être faite, soit grâce à un spray cryogénique (qui provoque un froid intense localisé) pour bloquer les récepteurs sensitifs de la muqueuse.

  • L’anesthésie ostéo-centrale (Quicksleeper)

Elle représente une alternative intéressante. Fondée sur l’injection de l’anesthésique dans l’os spongieux entourant la dent, elle utilise la circulation sanguine au sein des canaux de Volkman pour diffuser aussi bien mésialement que distalement. Du fait de leur faible diffusion vers les muqueuses, il y a très rarement anesthésie des tissus mous, ce qui évite de perturber les plus jeunes enfants et éloigne le risque d’auto-morsure si fréquent avec les techniques par infiltration. Chez les enfants, la corticale osseuse est fine et son passage se fait par simple pression et sans douleur.

Avec QuickSleeper, toutes vos anesthésies sont rapides, indolores, sans stress de l’échec ou des suites post-opératoires.

Centre dentaire Lancy - Anesthésie

Technologie Quicksleeper

L’anesthésie est:

  1. immédiate
  2. sans échec
  3. sans engourdissement
  4. sans rappel lingual ou palatin

3. Les techniques de sédation consciente

A. Le MEOPA ou Protoxyde d’Azote

Le protoxyde d’azote est utilisé chez le patient anxieux pour ses propriétés analgésiques, sédatives et anesthésiques.

Il est efficace sur les petites douleurs (grâce à lui, on ne ressent pas la douleur d’une injection, ou les sensibilités liées à un détartrage). Il permet au patient de se détendre, et son effet amnésiant permet de ne pas se souvenir de l’intervention.

Une séance d’une heure parait souvent durer entre 20 à 30 minutes.

L’avantage du MEOPA est sa rapidité d’action, il agit après 2 à 3 minutes d’inhalation. De la même manière, son effet se dissipe rapidement et le patient peut repartir seul, en conduisant son véhicule si nécessaire.

Les éventuels effets secondaires sont des nausées/vomissements, des vertiges, et un état d’excitation.

B. La sédation par voie intraveineuse

La sédation consciente intraveineuse est une technique consistant en l’injection par voie veineuse d’un ou plusieurs médicaments visant à diminuer la conscience du patient recevant une intervention dentaire. Le patient reste conscient, répond aux stimuli et aux questions du médecin-dentiste.

Les avantages de la sédation par voie intraveineuse sont son efficacité (plus de 99,99 % de réussite) et sa sécurité. L’amnésie qu’elle procure au patient est réelle, et le temps de récupération est plus court qu’avec les anxiolytiques par voie orale, mais le patient doit cependant être accompagné.

Les inconvénients résident dans la nécessité de devoir procéder à une perfusion, ce qui peut être difficilement accepté par certains patients, et une réglementation nécessitant un monitoring plus important qu’avec d’autres méthodes.

4. L’anesthésie générale en cabinet dentaire

Soins dentaires pour personnes handicapées

L’anesthésie générale est possible dans le cas d’une intervention chirurgicale lourde, d’une intervention longue ou pour les patients handicapés ou ayant certaines pathologies.

Dentiste avec anesthésie générale

L’anesthésie est ici réalisée par un médecin-anesthésiste, mais la procédure est ambulatoire, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas de passer la nuit sur place.

Ce type d’anesthésie rend inconscient et insensible à la douleur. L’intervention peut durer jusqu’à 2 heures chez les enfants, et 4 heures chez les adultes. S’ensuit une période de repos de 45 mn environ. Le patient doit systématiquement être accompagné, et le rester toute la journée.

Les risques liés à l’anesthésie générale, sont des nausées, des maux de tête, des désorientations momentanées, et des hématomes au niveau du lieu d’injection. Il faut éviter pendant 24 heures de prendre des décisions importantes (contrats à signer, décisions juridiques). Dans de rares cas, l’anesthésie générale peut être suivie de complications sérieuses, qui peuvent engager le pronostic vital. C’est pourquoi elles sont réalisées sous la surveillance d’un médecin-anesthésiste réanimateur, avec un monitoring du patient.